
Les prévisions ne sont pas bonnes concernant les taux des crédits immobiliers auprès des banques. Elles démontrent une forte hausse pour les prochains mois. Le seuil symbolique de 5 % devrait même être atteint d’ici fin juillet. Explications.
Qu’est-ce qui explique la reprise des taux d’intérêt ?
Les banques, diront-elles, ne font que suivre le pas à une fluctuation établie par la BCE. De fait, ce sont effectivement les taux d’usure qui ont à nouveau augmenté dernièrement, incitant les établissements de crédit à accroître leurs propres taux.
Dans les faits, une nouvelle hausse est apparue depuis le début du mois de mai. D’après les prévisions, elle va s’instaurer jusqu’au prochain été. La raison en est la persistance de l’inflation qui oblige la BCE à fixer des taux directeurs de plus en plus élevés.
Qui sont les plus touchés par la hausse des taux ?
La reprise des taux va surtout impacter les primo-accédants, notamment ceux qui sont intéressés par le parc immobilier de Château-Thierry. Ceux qui ont dû mettre leur projet en suspens des suites de la forte hausse en 2023 devront peut-être encore attendre avant de se lancer. Il faut savoir que cette catégorie d’acheteurs se compose surtout de jeunes actifs. En plus d’avoir des difficultés à constituer l’apport exigé, ils font aussi face à des coûts de crédit plus élevés à cause des taux en hausse.
Dans la pratique, un taux de 5 % va fortement augmenter le montant à payer chaque mois. Pour un prêt de 200 000 euros à rembourser en 20 ans, par exemple, chaque mensualité représenterait 1325 euros avec ce taux-là contre 1160 euros avec un taux à 3,5 %. C’est près de 165 euros d’écart qui va s’élever à plusieurs milliers d’euros sur toute la durée de remboursement.
Compte tenu de ces circonstances, ceux qui tiennent à acheter cette année devront revoir leurs critères de choix. Une concession s’impose concernant l’emplacement, la taille du bien ou encore sa configuration.